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Mémoire

Mercredi 5 décembre 2007 3 05 /12 /2007 18:00
Texte de mon allocution au Monument aux Morts de Villeneuve-Loubet à l'occasion de l'hommage aux morts de la Guerre d'Algérie et des Combats du Maroc et de la Tunisie :

"Il y a cinq ans aujourd’hui, le Président de la République inaugurait le mémorial à l’honneur des combattants morts pour la France lors de la guerre d’Algérie et des combats de Tunisie et du Maroc, ouvrant la voie à l’institution de la commémoration de ce 5 décembre.
 
Au-delà de toutes les controverses qui ont pu voir le jour sur le choix de cette date, elle incarne désormais l’hommage de la Nation à ses morts et exprime notre reconnaissance éternelle aux combattants, militaires, appelés, engagés volontaires, membres des forces supplétives morts pour la patrie en Algérie, au Maroc et en Tunisie.
 
Au lendemain de la seconde guerre mondiale dont la victoire s’est en partie jouée sur et à partir des terres africaines, la France est plus que jamais attachée à ces pays de l’autre rive de la Méditerranée où elle est présente depuis plusieurs décennies et où nombres de familles françaises sont implantées depuis plusieurs générations.
 
Un attachement qui la conduira peut être à ne pas mesurer l’aspiration des populations à devenir maître de leur destin.
 
C’est ainsi que la Tunisie et le Maroc, placés sous protectorat français depuis 1880, deviennent dès 1952 le théâtre de conflits pour l’indépendance.
 
Une indépendance qu’ils obtiendront en mars 1956 au prix de combats sans commune mesure avec ceux que connaitra l’Algérie, territoire français depuis 1830.
 
Ouvert véritablement en 1954 avec la Toussaint rouge, le conflit algérien gagne rapidement de l’ampleur conduisant la France à mobiliser son armée.
 
Le 3 avril 1955, l’état d’urgence est décrété en Algérie et dès le mois de septembre 1956, c’est quelque 600.000 soldats français qui sont engagés dans une guerre qui ne dira jamais vraiment son nom.
 
Et ni le retour au pouvoir du Général de Gaulle qui propose le 23 octobre 1958 une « paix des braves », ni les confrontations sur le terrain entre les forces françaises et le F.L.N n’emportent la décision.
 
De négociations impossibles en aspirations populaires de plus en plus divergentes, le fossé se creuse et la guerre s’installe comme ultime arbitre.
 
La guerre, terrible, avec son cortège de drames et d’horreur dans les deux camps,
 
La guerre, injuste, avec ses victimes innocentes, ses orphelins, ses milliers de vie sacrifiées, dans les deux camps
 
La guerre, le prix du sang, qui ne saura empêcher que le 14 juin 1960, le Général de Gaulle ouvre la voie au référendum sur l’autodétermination et aux accords d’Evian officiellement signés le 18 mars 1962, suivis du cessez-le-feu ordonné dès le 19 mars.
 
Après 8 années de combats et de violence, la France reconnaissait l’indépendance de l’Algérie.
 
Au-delà de cette légitime reconnaissance,
 
Faut-il considérer que l’engagement de la France en Algérie fut vain ?
 
Faut-il admettre que ces jeunes français comme leurs amis algériens engagés au service de la France soient morts pour rien ?
 
Faut-il verser à jamais dans la repentance et la honte ?
 
A ces questions, Mes chers amis, je réponds que ce n’est pas notre vision de l’Histoire au regard de ce que fut le monde au XIXème siècle et dans la première moitié du XXème.
 
Je pense au contraire qu’il est juste de reconnaître l’action civilisatrice de la France dans cette partie du monde.
 
Une action civilisatrice qu’il était légitime de défendre comme il était légitime de défendre celles et ceux qui y contribuaient au nom de la France depuis 130 ans.
 
Rappeler cette action civilisatrice, comme rendre hommage aux 2 000 000 de soldats qui ont servi sous les drapeaux et à nos 23.000 morts, ce n’est pas nier les horreurs de la guerre qui ont pu être commises, c’est témoigner notre reconnaissance à celles et ceux qui ont eu à connaître ces temps troublés et qui ont combattus avec courage, loyauté et abnégation.
 
Tous méritent désormais que les controverses se taisent.
 
En ce jour de commémoration, je pense également à toutes celles et tous ceux, quel que soit leur confession, qui ont souffert des violences, des massacres, des disparitions.
 
Je pense enfin à tous les rapatriés, arrachés à une terre qu’ils chérissaient, comme aux Harkis demeurés indéfectiblement attachés à la France et qui ont été si mal payé en retour.
 
A toutes et à tous, je renouvelle aujourd’hui l’expression de notre estime, de notre fidélité et de notre reconnaissance.
 
Cette guerre est restée un traumatisme durable pour nos Pays.
 
Mais ce drame du passé doit désormais céder la place à la fraternité entre les peuples.
 
Tournons nous résolument vers l’avenir, avec la volonté d'ancrer en Méditerranée un esprit de coopération, de solidarité et de paix."
 
Par Richard Camou - Publié dans : Mémoire
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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /2007 09:30
Texte de mon allocution au Monument aux Morts de Villeneuve-Loubet à l'occasion de la commémoration de l'Armistice du 11 novembre 1918 :

"Nous sommes aujourd’hui réunis, devant notre monument aux morts, pour commémorer cette journée du 11novembre 1918 où à 5h15 du matin les plénipotentiaires allemands acceptaient les conditions d'armistice du Maréchal Foch.
 
A 11h, le feu était arrêté sur tout le front des armées alliées mettant fin à l’un des conflits les plus destructeurs de notre histoire laissant de terribles séquelles pour tout un peuple meurtri.
 
En ce 11 novembre 2007, souvenons-nous des affres de ce premier conflit des temps modernes, de la violence inouïe de ces combats, de ces hommes valeureux ayant connu  l’enfer sur terre pour défendre les valeurs éternelles de la France et laver l’affront de 1870 : la perte de l’Alsace et de la Lorraine.
 
Souvenons-nous de ces soldats partis la fleur au fusil pour la « Der des Ders » : une guerre de quelques jours, une guerre finale qui ne durerait pas…
 
Souvenons-nous de ces hommes enlisés dans une impitoyable guerre de tranchées, terrassés au-delà de la dureté et de l’âpreté des combats souvent en corps en corps, par le froid, la faim, le désespoir.
 
Nous savons aujourd’hui l’enfer des batailles, l’horreur indicible de cette guerre de position qui a décimé plus de 1.400.000 soldats français et laissé 3.000.000 de blessés dans nos rangs, souvent lourdement mutilés.
 
Une terrible tragédie qui mérite aujourd’hui un hommage encore plus appuyé à ces héros authentiques de l’histoire de France.
 
Rendre hommage aux soldats tombés pour la France de 1914 à 1918, c’est se souvenir de toutes ces batailles aux noms si tristement familiers : Verdun, la Somme, le Chemin des Dames, Eparges…
 
Tant de champs de ruines etde désolation où la liberté a désormais le goût du sang et des larmes.
 
Rendre hommage, c’est également se souvenir de ces jeunes héros villeneuvois qui partirent loin de leurs rives du Loup natales défendre la patrie en danger.
 
Au-delà de l’éternelle reconnaissance dont témoigne notre monument aux morts, les rues de notre village résonnent du souvenir de ces temps obscurs : Rue des Poilus, Place de Verdun, Rue du Lieutenant Aschier ou encore Rue du Lieutenant Layet, des noms qui nous rappellent quotidiennement le sacrifice de ces hommes valeureux qui ont donné leurs vies pour la liberté.
 
S'il est vrai que souvent les hommes meurent deux fois, la première le jour de leur décès et la seconde lorsque s’efface le souvenir de leur vie, prenons garde de toujours bien cultiver la mémoire de leur sacrifice afin qu’ils restent vivants dans notre conscience nationale.

Honorons leur mémoire devant ce marbre où sont portés chacun de leur nom comme à chacun de nos pas dans nos rues du village en souvenir de  leur bravoure et de leur dévouement.
 
Au bout d’une guerre qui dura quatre longues et éprouvantes années,
 
A l’aube d’une paix chèrement payée et signée au petit matin dans un wagon en gare de Rethondes,
 
A l’heure de l’armistice mettant fin à ce premier conflit mondial,
 
Sonne le temps de la reconstruction, du renouveau mais aussi du recueillement et du souvenir.
 
Un temps désormais lointain que seuls deux derniers témoins peuvent encore évoquer comme les dernières bribes d’un souvenir qui s’estompe.
 
Recueillement, souvenir, qu’il nous appartient aujourd’hui de perpétuer afin que ce pan d’histoire ne sombre pas dans l’oubli.
 
Si la construction européenne contribue à resserrer, jour après jour, les liens entre les pays de l’Union, les tensions, la guerre, la barbarie  ne sont jamais bien loin comme peuvent en témoigner aujourd’hui l’intolérance, l’individualisme, l’intégrisme et le terrorisme.
 
Dans ce contexte, il est plus que jamais nécessaire de perpétuer le souvenir des drames et des sacrifices de ces temps de guerre afin que les nouvelles générations y trouvent force et détermination pour préserver ces biens inestimables que sont la Paix et la Liberté pour lesquels tant de soldats se sont battus jusqu’au sacrifice de leur vie." 
Par Richard Camou - Publié dans : Mémoire
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Jeudi 1 novembre 2007 4 01 /11 /2007 09:30
Texte de mon allocution au Monument aux Morts de Villeneuve-Loubet à l'occasion de la Journée du Souvenir Français :

Aujourd’hui 1er novembre, journée du Souvenir Français, la communauté villeneuvoise est ici réunie pour rendre un hommage solennel aux millions d’hommes et de femmes qui ont laissé leur vie au cours des terribles conflits qui ont marqué l’histoire de notre Pays.
 
Un hommage solennel pour ne pas oublier ces soldats morts lors de la terrible guerre de 1870.
 
Un hommage solennel pour ne pas oublier ceux de 1914-1918, tombés au champ d’honneur dans une guerre de tranchées impitoyable.
 
Un hommage solennel pour ne pas oublier les millions de victimes de la seconde guerre mondiale, soldats, résistants ou civils unis dans une même destinée de héros et de martyrs de la liberté.
 
Un hommage solennel enfin pour ne pas oublier ces hommes et ces femmes partis défendre, au cours des dernières décennies, les valeurs de la France en Afrique du Nord et Outre Mer mais aussi au service de la Paix aux quatre coins du Monde.
 
Notre présence devant ce monument aux morts témoigne du devoir de mémoire que les générations d’aujourd’hui et de demain se doivent de perpétuer en hommage à ces héros et martyrs d’une France éternellement reconnaissante.
 
Ce devoir de mémoire, les 200 000 bénévoles du Souvenir Français l’exercent, depuis 1887, en entretenant les tombes et les monuments élevés à la mémoire de ceux qui sont tombés au champ d’honneur, mais aussi, en transmettant aux plus jeunes, les valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité pour lesquelles des millions d’hommes et de femmes sont morts ou ont été meurtris à jamais.
 
En ce jour commémoratif, je souhaite tout particulièrement rendre hommage aux Villeneuvois morts pour la France.
 
Les 53 noms gravés dans la pierre de notre monument aux morts nous rappellent chaque jour le lourd tribut payé par notre commune au fil des conflits du XXème siècle.
 
Je veux également rendre hommage à ces Villeneuvois qui, quotidiennement, transmettent ce patrimoine historique aux jeunes générations.
 
Je pense tout particulièrement au regretté Président Jean Flory qui a tant œuvré pour le Souvenir Français.
 
Je pense également à Pierre Thomas qui a repris le flambeau de la mémoire et qui comme son prédécesseur entretient la flamme du souvenir contribuant ainsi à assurer aux générations futures un avenir de Paix.
 
Comme les bénévoles du Souvenir Français, transmettons à nos enfants, à nos petits-enfants, comme nos anciens ont su nous le transmettre, ce sens du devoir, cet honneur du drapeau, cet attachement à notre devise qui sont les fondements de notre pacte républicain et la base inébranlable de notre démocratie.
 
Ainsi, les nouvelles générations prendront mieux conscience de la nécessité de défendre à leur tour ces biens inestimables que sont la liberté et la dignité de l’homme comme l’illustre ce propos du Général de Gaulle :
 
« En notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l’homme. C’est l’homme qu’il s’agit de sauver, de faire vivre et de développer. »
Par Richard Camou - Publié dans : Mémoire
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Edito

Chères Villeneuvoises, Chers Villeneuvois, J’ai décidé de mettre à votre disposition ce blog pour nous permettre d’échanger sur les actions menées et celles engagées depuis 2001, afin d’améliorer notre qualité de vie conformément aux engagements pris devant vous. Je souhaite qu’il soit pour vous le moyen de me faire connaître vos suggestions, vos remarques et vos attentes pour l’avenir.

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