Partager l'article ! Compte rendu de mon entretien avec Madame la Secrétaire d'Etat à l'Ecologie: Bien sûr ce n’était pas la 1ère fois que j’approchais un mi ...
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Bien sûr ce n’était pas la 1ère fois que j’approchais un ministre… mais c’était la
1ère fois que je montais à Paris, en ce mardi 6 novembre 2007, pour porter le message de toute une population excédée d’être la poubelle de son département depuis
30 ans, avec les risques, les nuisances et les craintes que cela engendre.
Je tiens à souligner que l’appui de notre Député de la Nation, Monsieur Lionnel Luca, a été déterminant dans l’obtention de cette
audience que voulait bien m'accorder Madame la Secrétaire d’Etat à l'Ecologie.
Aussi, je me devais de convaincre, mais également d’apporter des éléments probants à l’appui de cette démarche. Dans cet esprit, j'avais fait réaliser un
dossier explicite et synthétique pour permettre au Secrétaire d’Etat, de prendre connaissance de la réalité d’une situation, que les services déconcentrés de l’Etat
n’avaient peut-être pas présentée de la même manière.
Je tiens à dire que cette audience, d’une durée de 45 mn, avait été préparée minutieusement par le ministère, car Madame KOSCIUSKO MORIZET, assistée de 3 collaborateurs, disposait d’un volumineux rapport transmis par les services préfectoraux des Alpes-Maritimes, qu'elle a d’emblée qualifié de « dossier juridiquement lourd ».
Comme j’avais en tête qu’un Ministre de l’écologie avait certainement des centaines de décharges à gérer sur le territoire, j'ai eu pour objectif d'exposer concrétement les graves problèmes rencontrés sur notre commune par l'exploitation de la décharge de la Glacière. J’ai notamment insisté sur les nuisances subies par les populations tant Villeneuvoise que des communes environnantes, mais aussi et surtout les craintes sur le plan de la santé publique.
Mon argumentaire reposait sur de nombreux points, notamment :
ü Cette décharge nous ne la voulons plus, non pas (enfin pas seulement) parce que nous en avons assez de recevoir, depuis 1980, les déchets du département, mais plus encore parce que les déchets ménagers ne peuvent pas être traités n’importe où sans faire courir de risque à la population. Or, à Villeneuve-Loubet, la décharge de La Glacière a été créée sur un site sensible eu égard aux nombreuses failles recensées sur le terrain et au sol perméable qui pourrait conduire à une pollution des nappes phréatiques (qui alimentent Villeneuve-Loubet et une partie de la commune de Cagnes-sur-Mer, soit environ 60 000 habitants).
ü J’ai par ailleurs fait réagir Madame la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie en indiquant que malgré toutes les précautions pouvant être prises pour éviter une pollution, le risque demeure et l’inquiétude légitime des Villeneuvois c’est de savoir… quand il va se manifester, il est donc CRIMINEL (j’ai employé ce terme) de faire courir ce risque aux populations d’aujourd’hui et à celles de demain.
ü J’ai ajouté que cette décharge « à ciel ouvert » est située sur un vallon, qu’elle a comblé depuis, atteignant une hauteur dorénavant visible de tous les lieux remarquables du département, ce qui est facteur de propagation des odeurs et dénature également le paysage.
ü J'ai enfin indiqué que le Conseil Municipal de Villeneuve-Loubet a toujours été solidaire sur ce dossier et c’est à l’unanimité, qu’il a attaqué l’arrêté d’ouverture de cette décharge et se bat depuis pour une fermeture du site, au titre du PRINCIPE DE PRECAUTION.
Cet exposé semble avoir touché Madame KOSCIUSKO MORIZET puisqu’elle a indiqué que ces éléments PRIMORDIAUX étaient à intégrer dans le Plan Départemental des Déchets du Conseil Général, ce qui devrait éviter à Villeneuve-Loubet d’être incluse dans les futurs sites susceptibles de succéder à La Glacière. De plus, après avoir pris connaissance du comportement de l’exploitant de la décharge, et en particulier sur ses carences en matière de gestion des odeurs générées, Madame la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie s’est engagée à demander à Monsieur le Préfet de renforcer ses actions de contrôle.
A l’issue de cet entretien, j’ai la conviction qu’une attention particulière avait été portée à notre discours semblant indiquer que notre dossier était bien pris en compte au plus haut niveau de l'Etat, c’est pourquoi après avoir exprimé colère et détermination durant cette rencontre, j’en suis ressorti avec l’espoir d’un avenir meilleur…